A propos

 

Je m’appelle Clothilde Benjamin, je vis à Paris et je suis Styliste Culinaire.
Je suis en reconversion professionnelle depuis début 2017 après avoir travaillé 7 ans dans le web-marketing & e-commerce dans les domaines de la Cosmétique, le Pret-â-Porter puis la haute Gastronomie. J’ai décidé qu’il était temps pour moi d’avoir un tournant dans ma vie professionnelle afin qu’elle soit plus compatible avec mon bien-être et mes objectifs de vie.

Voyez-vous, je suis atteinte d’une maladie génétique appelée la Mucovicidose ou en anglais Cystic Fibrosis. Vous pourriez aussi entendre le terme « Sixty five roses » (voulant dire Soixante cinq roses) qui se prononce presque pareil que Cystic Fibrosis. L’histoire date de 1965 où un petit garçon a entendu le nom de sa maladie pour la première fois et a compris Sixty five roses. Depuis c’est le nom qu’utilise beaucoup d’enfants atteints de la maladie dans les pays anglo-saxons.
La muco est une maladie génétique qui atteint les poumons et le système digestif.

Ça a été un combat de vivre avec cette maladie, mais elle ne me définit pas. Il me semble toutefois impossible de ne pas la mentionner dans mon histoire car je ne serais pas la même personne sans.
Manger a toujours été laborieux pour moi, c’est souvent un cercle vicieux – tomber malade et ne pas avoir d’énergie entraîne une perte de poids à cause du manque d’appétit, ce qui empire la situation – donc quand j’étais petite les repas n’étaient pas simples pour mes parents, jusqu’à ce que ça devienne ma responsabilité en quittant la maison pour mes études. L’important était que je mange pour que je prenne du poids. Donc tout ce qui était riche en graisses y passait!

Mon état s’est pas mal dégradé, jusqu’au jour où mon mari voyait mes côtes sur mon dos nu. Je me souviendrais toujours de ce moment comme celui où il me regardait avec peur dans ses yeux. Mon médecin me prévenait aussi que je risquais d’avoir besoin d’une sonde pour me nourrir si ça continuait. J’ai pris une claque dans la figure ce jour là car j’aimais la vie, j’aimais manger et j’aimais cuisiner donc il était hors de question que je laisse ma vie prendre ce tournant.

Des années plus tard et grâce à des résultats extraordinaires dans la recherche médicale, ma santé s’est considérablement améliorée et je suis de retour à un poids normal. Je ne serais jamais la fille qui se plaindra de quelques kilos en trop, mais j’ai quand même du ré-apprendre à me nourrir correctement.
Passer d’être maigre à prendre du poids comme tout le monde, tout d’un coup a nécessité un petit temps d’adaptation. J’ai donc appris à cuisiner des plats gourmands mais équilibrés, bon pour le corps.

Ma passion pour la cuisine m’a été transmise par ma maman. J’ai oublié de préciser un point important dans mon histoire, je suis Franco-américaine. J’ai grandi en Californie et nous avons déménagé à Aix-en-Provence à mes 12 ans, puis je suis partie vivre à Paris pour mes études.
Ma maman (qui est américaine) a été élevée dans la culture d’Amérique centrale car ma grand-mère est originaire de San Salvador. Je suppose que c’est de là qu’elle a eu son goût pour la bonne cuisine, vu la culture culinaire là-bas cela ne m’étonne pas. Puis après avoir vécue presque 30 ans en France, elle cuisine merveilleusement bien les plats traditionnels français. Je dirais même qu’elle cuisine mieux que personne que je connais.
Toute mon inspiration vient d’elle, elle est mon mentor, mon enseignante, celle qui me motive, celle qui gère les crises en cuisine avec moi… Elle m’a appris tout ce que je sais. Grâce à elle j’aime encore plus cet univers et je me sens proche d’elle quand je cuisine.

Me voila donc aujourd’hui, à créer ce blog comme première étape dans ma nouvelle vie, une vie où j’ai décidé de m’épanouir à travers ma passion pour la cuisine, le stylisme culinaire et pour partager mon expérience personnelle de la nutrition avec ceux qui en ont peut-être besoin comme moi il y a quelques années.
De là est né mon journal Sixty-five spoons.